Le moment paraît mal choisi mais Japan Airlines s’est sortie de la protection du régime sur les faillites. La compagnie japonaise a annoncé la nouvelle le 28 mars, en même temps que la nomination de son nouveau comité de direction.
Japan Airlines s’était placée sous la protection du tribunal de Tokyo en janvier 2010. Depuis, elle a mis en place de lourdes mesures de restructuration : son réseau international a été amputé de 49 routes et se concentre sur l’Asie, une centaine d’appareils a quitté la flotte, dont les derniers Boeing 747-400, et le tiers de ses effectifs (14 500 personnes) a été sacrifié. Grâce à cela, elle a réussi à enregistrer un profit opérationnel de 2,14 milliards de dollars sur la période courant d’avril 2010 à février 2011. Elle espère être réintroduite en bourse en janvier 2013.
Cependant, l’avenir est plutôt opaque pour la compagnie. Elle souffre en effet des conséquences du séisme du 11 mars : le tsunami qui a ravagé le nord de Honshu et les graves problèmes à la centrale nucléaire de Fukushima. Selon son Président Masaru Onishi, le trafic domestique a diminué de 28% et le trafic international de 25% depuis la catastrophe. C’est pourquoi, Japan Airlines a déjà annoncé de nouvelles mesures qui seront appliquées au mois d’avril : une réduction des capacités sur onze routes internationales par une diminution des fréquences et le recours à des appareils plus petits que prévu sur deux autres liaisons.
La nouvelle Japan Airlines va également se reposer davantage sur les alliances avec ses partenaires. Elle a déjà conclu un accord de joint-venture avec American Airlines sur les liaisons transpacifiques qui entrera en vigueur le 1er avril et a renforcé ses accords de partage de code avec Cathay Pacific. Elle envisagerait également de créer une filiale low-cost avec la compagnie australienne JetStar, qui concurrencerait celle qu’All Nippon Airways est en train de mettre en place à Osaka (Kansai).