Ryanair suit le mouvement. La compagnie low-cost irlandaise a annoncé le 15 juillet que ses capacités à Dublin allaient diminuer de 18% pour le programme hiver 2008-2009 par rapport à celui de 2007-2008. Elle considère que l’aéroport est trop cher, ce qui est aggravé par le cours du pétrole.
Ryanair va retirer quatre des vingt-deux appareils basés sur l’aéroport irlandais. Les vols hebdomadaires vont donc diminuer : ils passeront de plus de 1 350 en 2007 à moins de 1 200 cette année. Cela représente une baisse des fréquences de 12%. La compagnie estime qu’elle va perdre 500 000 passagers.
Les réductions de fréquences toucheront particulièrement la desserte de Varsovie, la desserte de la capitale polonaise étant complètement suspendue. Les rotations vont également se raréfier vers Leeds et Londres Stansted.
Ryanair a expliqué que cette décision venait de la cherté de l’aéroport de Dublin. Selon la low-cost, la plateforme, protégée par son monopole, applique des taxes trop importantes et qui augmentent de façon exponentielle, dopée par les travaux en cours. A cela s’ajoute le baril de pétrole qui ne semble pas vouloir redescendre au-dessous des 140 dollars. La compagnie a donc considéré qu’elle devait diminuer le nombre des vols qui lui coûtent le plus puisque le prix du billet baisse en hiver et ne suffit pas à compenser les taxes.