Week-end frénétique pour le transport aérien aux Etats-Unis. Skywest a voulu racheter ExpressJet, Eos a fait faillite… Mais surtout, les négociations de fusion entre United Airlines et Continental Airlines ont été mouvementées. Le résultat n’est pas vraiment à la hauteur des rebondissements qui ont jalonné ces derniers jours : Continental a décidé le 27 avril qu’elle préférait rester seule.
Une fusion lui apparaît en effet plus risquée que le maintien ou l’adaptation de ses projets actuels. La compagnie américaine considère en effet qu’elle a de grandes forces culturelles, opérationnelles et financières et ne compte pas les remettre en question. Elle possède une position avantageuse sur le marché new-yorkais, un hub puissant à Houston et un très solide réseau transatlantique.
Celui-ci était d’ailleurs particulièrement intéressant pour United Airlines. La compagnie américaine a déclaré, à la suite du refus de Continental de convoler, qu’elle poursuivait sa quête de consolidation. Elle serait à présent en discussion avec US Airways mais son réseau est moins développé sur les liaisons transatlantiques.
Continental sait pourtant qu’avec la conjoncture actuelle elle a besoin d’alliés. Si elle a rejeté la fusion, elle envisage tout de même de forger des alliances, peut-être avec American Airlines. La compagnie est donc en train de réévaluer la pertinence de son appartenance à SkyTeam et pourrait changer d’alliance globale pour en trouver une qui lui serait plus profitable à long terme. Mais là encore, rien n’est joué.