Les compagnies aériennes sont prêtes à laisser leurs appareils au sol si le prix du pétrole continue d’augmenter. C’est au moins le cas pour United Airlines. Lors d’une conférence de Goldman Sachs le 8 novembre, Jake Brace, le directeur financier de la compagnie américaine, a affirmé qu’elle pourrait suspendre l’exploitation d’une centaine d’appareils si la situation empirait encore.
En attendant de devoir prendre une décision aussi extrême, United Airlines a de nouveau augmenté sa surcharge carburant, à l’image de toutes ses consoeurs, et pas seulement aux Etats-Unis. Selon Jake Brace, avec les prix actuels du baril, seules deux solutions s’offrent aux compagnies : l’augmentation des tarifs ou la diminution des capacités. Elles ne vont en effet pas pouvoir se permettre de voler avec un trop grand nombre de sièges vides.
Le directeur financier a indiqué que United Airlines envisageait cette dernière alternative. Une centaine d’appareils de sa flotte ne sont en effet pas endettés et peuvent donc cesser leurs opérations. Une cinquantaine d’entre eux étant des Boeing 737, le réseau domestique serait le plus touché. Cela pourrait notamment passer par la suspension de contrats de leasing.
Le prix du baril est monté jusqu’à 98,62 dollars le 7 novembre. Il y a deux ans, alors qu’il ne flirtait qu’avec les 60 dollars, le secteur du transport aérien commençait déjà à paniquer. L’IATA estimait à l’époque qu’au-delà de 33 dollars le baril, l’équilibre budgétaire des compagnies aériennes était rompu. A près de 100 dollars, il ne doit plus être qu’un rêve lointain.