Cela faisait un an et demi qu’elle l’attendait. Virgin America a enfin reçu le 18 mai l’approbation définitive du département des transports (DoT) américain pour démarrer ses opérations. Ce n’est plus à présent qu’une question de semaines avant que la nouvelle compagnie domestique américaine décolle de San Francisco.
Le DoT a en effet confirmé que la compagnie était financièrement viable et de citoyenneté américaine. Si le premier point n’avait jamais posé de problème à l’organisme d’Etat, Virgin America a dû batailler ferme et accepter de nombreuses concessions pour remplir la seconde condition à son lancement. Elle a ainsi consenti à restructurer son équipe de direction pour y diminuer le nombre de représentants étrangers, réviser ses accords de prêts avec le groupe Virgin, celui sur la licence commerciale pour assurer son indépendance vis-à-vis de Virgin Atlantic, ôter son droit de veto au groupe britannique sur certains contrats et notifier tout nouvel investisseur étranger.
Le DoT avait également demandé à ce que Fred Reid quitte son poste. Cette condition demeure mais le Président exécutif de Virgin America a obtenu un sursis : il pourra exercer ses fonctions durant six mois à compter de la certification de la compagnie par l’administration fédérale de l’aviation (FAA) américaine.
Le lancement des opérations a été annoncé pour le milieu de l’été. Le premier appareil, un Airbus A320 baptisé Jefferson Airplane, reliera tout d’abord San Francisco à New York. Los Angeles, Washington, San Diego et Las Vegas viendront ensuite. Virgin America, compagnie à bas coûts d’un nouveau genre proposant également un service de première classe et un système de divertissement en vol, espère desservir une dizaine de destinations au bout de sa première année d’activité puis une trentaine dans cinq ans.