« L’effet GOL » oblige la compagnie brésilienne à s’adapter. Selon elle, le transport aérien brésilien, et plus largement sud-américain, est en pleine expansion depuis le débarquement du modèle low-cost sur le marché. Puisqu’elle y a pleinement participé voire l’a lancée, GOL ne souhaite pas laisser la moindre miette de son gâteau à ses concurrentes. La low-cost brésilienne a donc décidé le 16 mai d’accélérer son plan de flotte.
Exploitant aujourd’hui 47 Boeing B737, GOL a choisi d’ajouter à sa flotte deux B737-700 de plus que prévu cette année, deux B737-300 et huit B737-700 supplémentaires en 2007. Ces appareils s’additionneront aux livraisons des 67 B737NG que GOL a acquis en commande ferme au mois de juillet dernier. La compagnie avait alors signé le plus gros contrat d’achat jamais passé en Amérique Latine : jusqu’à 101 B737-800. Le premier de ces monocouloirs sera réceptionné en juillet prochain.
Le B737NG est en effet l’appareil clef de la flotte de la low-cost. Doté de winglets, il va lui permettre de réduire encore ses coûts de 4 à 5%, tout en appuyant sa politique d’expansion du réseau. Le marché du transport aérien sud-américain ne demande en effet qu’à se développer. Sa croissance annuelle est estimée à 7% par an, en faisant le deuxième marché derrière la Chine. Rien que sur le Brésil, les prévisions l’estiment à plus de 18%. Les résultats du premier trimestre 2006 ont tendance à confirmer ses chiffres, puisque trafic a augmenté de 20,3% par rapport à la même période en 2005.
GOL souhaite donc saisir cette opportunité pour consolider sa position, voire l’étendre. De plus, l’étiolement de Varig augmente encore les possibilités de prendre des parts de marché sur toute la région.