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Actualité aéronautique Passion Nicolas Ivanoff donne son pronostic pour les championnats du monde de voltige

Nicolas Ivanoff donne son pronostic pour les championnats du monde de voltige

Propos recueillis par Marie Christophe
06 SEPT. 2017 | 1012 mots
Nicolas Ivanoff donne son pronostic pour les championnats du monde de voltige
© EVAA
Habitué des courses et autres compétitions, Nicolas Ivanoff nous fait part de ses impressions à quelques jours des championnats du monde de Voltige à Malelane, en Afrique du Sud (9-17 septembre).

Dans quel contexte ont lieu les championnats du monde cette année ?

C'est la première fois que les championnats du monde ont lieu en Afrique du Sud, ce qui implique une logistique plutôt longue et compliquée, puisque les avions sont envoyés par bateau et que le voyage dure plus d'un mois. Et cela concerne la quasi-totalité du plateau.
L'autre difficulté est que le pays a peu d'avions de voltige, donc peu de pilotes trouvent des avions à louer. Par exemple, François Rallet partage son avion avec un Hongrois. Il a peu volé cette année, il a fait la majorité des entraînements sur deux autres avions, ce sera son troisième. Changer d'avion c'est toujours pénible, mais il faut juste se dire qu'il n'y a que la couleur qui change et au final en une journée, on s'y fait. Et souvent on trouve que le dernier avion est toujours le meilleur, car on s'habitue toujours. La différence est plus psychologique que matérielle.
Il y a aussi la fatigue du voyage qui peut entrer en compte, mais l'avantage là-bas c'est qu'il n'y a pas de décalage horaire et que la période d'entraînement avant la compétition est assez longue et permet de s'acclimater avant d'attaquer le championnat.

Les Français sont champions du monde en titre, avantage ou inconvénient ?

Pour moi c'est un avantage d'arriver en tant que favori, les concurrents sont impressionnés. L'équipe de France joue le podium depuis de nombreuses années. C'est sûr que si l'équipe finit deuxième ce sera décevant, bien que ce soit un très bon score aussi. Pour moi, c'est une motivation supplémentaire de se dire qu'on est forts et de partir gagnants. Dans ce cas précis, c'est même l'équipe entière qui est forte, ce qui est particulièrement motivant.

Vous avez participé à de nombreuses compétitions, notamment aux championnats du monde en 2000 et 2001, pouvez-vous vous mettre dans la peau d'un compétiteur à quelques jours des premiers vols ? Qu'est-ce qu'on ressent à la veille d'une telle compétition ?

C'est la semaine juste avant le championnat, la dernière semaine est là pour se rassurer, c'est une confirmation de ce que l'on sait faire. En fonction de chacun, le stress se ressent plus ou moins. Quelques jours auparavant on est encore serein, mais c'est plus le premier jour lors du tirage au sort ou le premier jour de vol que le stress arrive avec l'enjeu.
Côté ambiance, je n'ai pas connu de tension en équipe de France, c'est assez solidaire et détendu. Par la suite, pendant la compétition, il peut y avoir des binômes qui se soutiennent, par exemple pour ceux qui volent sur le même avion. Mais la compétition reste bien sûr au coeur des préoccupations de chacun.

Pourquoi la France reste-t-elle championne dans cette discipline ?

Il y a une très bonne formation, déjà dans les clubs de voltige. Ensuite les pilotes qui sont sélectionnés pour participer aux championnats sont déjà très forts car nous avons une sélection de premier et deuxième cycle qui n'existe pas dans les autres pays. Nous avons un système de compétition qui fait qu'on est obligé de passer par des avions biplaces avant de passer sur monoplace. Il y a de nombreuses étapes avant d'accéder aux championnats de haut niveau, donc ceux qui y arrivent ont déjà un excellent niveau.

Voyez-vous des concurrents qui pourraient inverser la tendance ?

Les Russes sont assez forts et s'entraînent en équipe, comme la France. Les Américains sont la troisième nation en nombre, avec des pilotes assez bons individuellement, mais moins entraînés en équipe du fait de la taille du pays ; c'est beaucoup plus compliqué pour eux de faire des stages tous ensemble, comme on peut le faire en France.
En équipe, la France est très forte et il faudrait un enchaînement de mauvaises circonstances pour qu'elle ne soit pas sacrée championne en 2017.

Et en individuel ?

C'est beaucoup plus difficile ! Potentiellement, ils peuvent tous être sur le podium. Alexandre Orlowski revient pour défendre son titre avec encore plus d'expérience. Louis Vanel, champion de France, qui a battu le champion du monde et qui est un est un candidat plus que sérieux. Olivier Masurel a aussi ses chances, Alexandre le Boulanger et Simon de la Bretèche ont moins d'entraînement car ils travaillent à côté mais ont de l'expérience et peuvent aussi se démarquer. Alexis Busque est titulaire pour la première fois en équipe de France, ce qui va lui permettre de renforcer encore plus son expérience. François Rallet, qui participe cette année en tant que civil, a aussi beaucoup d'expérience et des chances de podium. Baptiste Vignes est champion du monde Advanced, on ne peut pas nier son talent et c'est peut-être son année. Ce qu'il y a de bien en réalité c'est que les Français sont assez homogènes et donnent, quoi qu'il arrive, une grande chance de gagner l'épreuve individuelle.

Nicolas Ivanoff entraîneur, une option envisageable ?

C'est toujours valorisant de pouvoir entraîner l'équipe de France, j'ai toujours fait des entraînements. Ce serait difficile de passer après des entraîneurs comme Coco Bessière et Eric Vazeille ! Pour l'instant, il n'y a aucune raison de remplacer Eric qui donne de très bons résultats. Et si un jour, par le plus grand des hasards, on me demandait de le remplacer, j'aimerais d'abord qu'il m'entraîne...
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